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L.C.,
vous connaissez ? Et L.A. ? Oui, L.A., c'est Los Angeles.
Mais L.C. ? Mais oui, c'est La Clayette, que Louis Dubost,
le poète de la région, définit, en page
4 de couverture, comme « une toute petite ville du Brionnais,
en Bourgogne du sud ».
Alain Crozier est poète lui aussi, et auteur de la
plaquette de vers. Il est né à Roanne : c'est
à deux pas. Il nous entraîne dans ce que l'on
appelle un road movie, une course à travers le monde,
de ville en ville, et nous fait visiter des « cités
magnétiques » L.C., bien sûr, mais aussi
Venise, Turin, Liverpool. Et, bien plus encore, Paris, le
métro, Notre-Dame, le Père Lachaise, les Buttes-Chaumont.
Et Lyon: « O Lyon! J'aime les courbes de tes fleuves,
les bosses de tes cimes ».
Et puis des femmes, un peu partout : Claire, Sophie, Lola,
Lolita (est-ce ma même ?) Le livre leur est d'ailleurs
dédié » : « A elles ». À
moins que ce ne soit aux villes.
Mais, au début, à la fin, et au centre de tout
cela, il y a L.C.. Une ville qui possède un château
et un lac. Une petite ville « carrée et grise
», vide le dimanche soir, où, la veille de Noël,
tous les bars sont fermés ; jamais elle n'a été
aussi glauque ».
En quelques poèmes courts et vifs, Alain Crozier dit
tout son désamour, mais aussi tout son amour pour L.C..
S'enfuir, dans la nuit des temps ? Ou rêver à
toutes ces villes lointaines, vues ou simplement désirées
?
Et si, finalement, L.C. était la seule passion du poète
?
(Burgonde
Journal de Sâone et Loire )
***
"Alain
Crozier nen finit pas de décliner la ville, comme
Henri 4 il sintéresse à Paris, noffre
pas une messe mais une poésie de tous les instants.
Ça vaut bien."
(Jean-Pierre
Lesieur Comme en poésie )
***
"Venise,
Lisbonne, Liverpool, New York - avec une attention particulière
accordée à Manhattan - Paris, Lyon, Sète,
mais surtout L.C. - La Clayette - autant de cités que
le poète revisite à sa manière. A chaque
fois, la ville évoquée est prétexte à
un amour : celui d'une femme, connue ou inconnue, ou, plus
simplement, amour du lieu visité et revu par le poète.
Optant pour le vers libre, l'auteur n'hésite guère
à torturer ses phrases, afin de mieux restituer le
blues qui habite son âme. Mais sa nostalgie des lieux
visités, puis quittés, ne saurait durer. Il
voyage toujours et encore, quitte à revenir sur le
même lieu - c'est du moins ce que laisse à penser
l'agencement des poèmes, pour la plupart fort brefs.
Et la rencontre avec des filles, peut éventuellement,
se produite. Elles sont plus évoquées que décrites,
peut-être par pudeur...
Dans les cités revues et corrigées par le poète,
il y a aussi une large place accordée à l'imagination
du lecteur, et l'on ne saurait s'en plaindre.
(Jean
Grin Axolotl )
Des
poèmes sur l'amour. Fuir ou retrouver mon amour.
Nous sommes dans le mouvement, celui de la mémoire
et du rêve. Des sentiments contradictoires comme vivre
ou mourir avec Venise pour toile de fond. D'un poème
à lautre les lieux changent : New York, Lisbonne, Glasgow,
Lyon, Paris... Alain Crozier s'inscrit dans la mouvance des
poètes de la route. Des souvenirs de femmes, lycéennes
le hantent au point qu'il y en a une à chauque station
de métro à Paris. A chaque coin de rue, une
femme de sa vie. L'expression : s'enfuir dans la nuit
des temps peut être une approche de ce livre complexe.
Les villes monumentales par essence célèbrent
des moments de l'histoire soit dans la pierre, soit dans les
noms des rues, des stations de métro. Comme un gigantesque
bloc-notes.
(Alain
Wexler - Verso)
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